Siramana Dembélé prie pour un succès rouche . "Si Dieu m'avait écouté, on serait déjà champion !"
LIÈGE En arrivant à Liège en janvier 2006, Siramana Dembélé s'est interrogé. "J'ai même eu un peu peur au vu du climat totalement différent de Setubal ! Mais, après, cela a été le coup de foudre."
Et l'histoire d'amour entre le joueur et le public a grandi au fil des matches. Au point d'investir dans un établissement au centre de Liège avant son départ pour Israël (Maccabi Petah-Tikvah). Une étape professionnelle appartenant au passé, les deux parties s'étant séparées de commun accord malgré une option pour le prochain exercice.
De quoi s'offrir aussi , à Liège, des moments de détente avec ses quatre princesses : Nicia, son épouse; Shaina (7 ans), son aînée et confidente; Jade (15 mois) et Ymane (2 mois).
Sans oublier le Standard. "Tout est souvent dans l'attitude dans le football. Jeudi, par exemple, on sentait Legear plus décidé sur son coup de tête que Dalmat lors de sa frappe sur le poteau. Si le partage de l'aller a son importance, il n'offre aucune garantie aux Rouches. Clairement, les joueurs menacés à Anderlecht (NdlR: Polak ou Wasilewski) ont joué avec le frein à main jeudi. Ils développeront un autre engagement ce dimanche !"
Ce qui n'empêche pas le supporter du PSG ("ils m'ont énervé avec leurs deux défaites à domicile" ) de faire du Standard son favori. "Mon ancien club se situe dans une phase ascendante. Mais, attention, Anderlecht n'a pas l'obligation d'attaquer ! Les visiteurs doivent d'abord conserver leurs filets inviolés afin de semer le doute dans les esprits de leurs hôtes. Maintenant, si le Standard réussit à prendre l'avance, Anderlecht pourra oublier !"
Cette dernière idée n'est pas anodine. "Devoir aller chercher les lauriers devant son public se révèle une arme à double tranchant. Mais les fans seront là, c'est sûr ! L'an dernier, lors de notre match du titre contre Anderlecht, nous étions amorphes. Ils ont eu envie de nous siffler, tout en comprenant qu'ils devaient s'abstenir. Mais je le répète, le caractère et la personnalité seront des données cruciales. Plus que le talent. Après, des détails créeront la différence."
En attendant le dénouement, Sira justifie que le Standard est le "club de son c½ur." "Si Dieu m'avait entendu, le Standard serait... déjà champion !"
Juste une question d'heures ?